Ce qui guérit, c’est le contact avec soi.

La bibliothérapie

Qui n’a jamais été touché par un texte: lu, entendu, chanté? Parfois juste une phrase, ou juste un mot. Un texte qui a subitement donné le sentiment que quelque chose s’éclairait, nous apaisait ou nous stimulait, avait une répercussion à l’intérieur de nous. Peut-être ce texte apportait-il les mots ou les idées pour traduire ce qui était encore obscur en nous. C’est cette expérience que nous recherchons avec la bibliothérapie, ou thérapie par le texte.

La bibliothérapie peut se pratiquer avec des ouvrages spécifiquement écrits pour soigner, comme les livres d’auto-traitement en psychologie ou en développement personnel. C’est la conception plutôt anglo-saxonne. Pour ma part, je me suis formé comme bibliothérapeute avec Régine Detambel, et je puise dans la littérature au sens le plus large. Je rassemble des textes de provenance et de format extrêmement variés: textes longs ou courts, anciens ou contemporains, sérieux ou fantaisistes, graves ou amusants, classiques ou populaires. Ce peuvent être des extraits de romans, de contes, d’essais ou de récits, des poèmes ou des chansons, des articles de magazine, des petites phrases glanées ça et là, bref à peu près n’importe quoi qui un jour s’est écrit. Les textes et les thèmes peuvent être apportés par les participants autant que par l’animateur (dans le cas d’un groupe).

C’est la façon la plus riche de pratiquer la bibliothérapie. La lecture, activité souvent solitaire, se fait ici en groupe et devient médiation. Selon les préférences des participants, les textes seront lus en commun, chacun pour soi ou à voix haute, les impressions partagées, le sens exploré. Le texte est souvent prétexte, support pour faciliter la communication avec soi autant qu’avec les autres. L’objectif est que chacun puisse emporter quelques phrases, quelques mots, images ou idées qui vont le bâtir, l’accompagner, le rapprocher de ce qui compte pour lui, l’aider à dialoguer avec lui-même et avec la vie. Peut-être redonner envie de lire, ou de lire autre chose, ou de lire différemment. Car dans la bibliothérapie, c’est aussi notre relation avec les textes que nous travaillons: notre capacité d’ouverture, d’empathie avec l’auteur ou les personnages, notre lâcher-prise face à l’inattendu. Et par delà cette relation avec les textes, vous l’avez compris, c’est de la relation avec nous-mêmes et avec la vie qu’il s’agit.

D’autres aspects thérapeutiques tiennent aux échanges en eux-mêmes (travail sur l’expression orale, prise de parole en public, affirmation, écoute, non-jugement) et au maniement du langage (avec son pouvoir d’exprimer, de partager, de donner du sens, mais aussi ses pièges redoutables pour la pensée). Pour la personne stressée, peu attirée vers la lecture ou qui estime être un piètre lecteur, c’est aussi l’occasion de redécouvrir le contact avec l’écrit, le temps ralenti de la lecture, le voyage.

La bibliothérapie peut aussi être utilisée en suivi individuel, au même titre que d’autres outils thérapeutiques. Par exemple en prolongement ou en préparation de certaines séances, ou encore dans la mise en place d’un plan de prévention de la rechute. Il n’y a bien sûr pas les bénéfices des échanges en groupe, mais elle offre néanmoins au client l’occasion d’un dialogue (avec les textes en l’occurrence), d’une prise de perspective, d’un décentrage et d’une remise en mouvement.

Rappelons que la bibliothérapie repose sur une lecture, par nécessairement intensive, mais le plus possible attentive, dans l’exposition aux mots, pensées et ressentis qui vont nous guérir. Elle inclut aussi l’écriture, encore une fois sous toutes ses formes: depuis les mots pêle-mêle jusqu’aux récits et aux descriptions.

Mes valeurs:

Professionalisme, bienveillance, écoute, authenticité, engagement, flexibilité, confiance

Mon expérience:

20 années d’expérience en tant que psychothérapeute et relaxologue